Lullaby


Run in the night Dance on the roofs & Grab the stars


dimanche 22 mai 2016

Mots Mots Mots





Un jour d'avril

La chair de poule.
J'me sens vachement vivante
Comme le sang chaud qui pulse dans mes veines.
Dans l'espace sacré qui est le mien
Peinture, guitare, bougie, rouges
Carrefour,
Passé présent futur se croisent.
Je sens ma terre intérieure qui tourne
J'ai le vertige
La tête à l'envers
Comme voyager trop vite, de l'autre coté
Choisir. Autre chose.
C'est lacher ce qu'il y a derrière
Pour toujours.
C'est comme, devenir qqun d'autre.
Comme découvrir une nouvelle terre.
Juste parce que le coeur a commencé à battre avec un rythme
Autre.
Toucher l'inconnu du bout des doigts
Perdre pied.




Un jour à 22h00

En moi.
Etangs d'ixelles.
It's like an open wound.
C'est comme une blessure ouverte.
Ca tremble à l'intérieur
Partout
Et mon plexus se secoue d'autant de vulnérabilité exposée
Des crampes au ventre et sentir que c'est juste
Par là que je dois aller
Comme une sensation de ce qui était avant la blessure
Ou la blessure elle même
Braver la peur et les crampes aux ventre pour être libre.

Abres et canards,
Lumiere de ville, voix, voiture
Fontaine.
Ca s'agite pour ne pas sentir ce qui vient.
Oui?
Non ?
J'me sens pas prête,
Voila. Simple réponse
D'un trop de vague.
Respire
Arrete de retenir
Emotion d'une nouvelle guérison
Arrêter de faire semblant.
Hé baby, les canards font du bruit.
Comme des rots. 
Stop taking everything so seriously. Really.

Bon la dssus.
Pourquoi je veux être thérapeute ?
Je suis la pour partager le plus intime de moi même.
Avec les autres.
Dans la vérité, la sincérité.
Partager un peu des vibrations de mon âme.
Se connecter à l'âme des autres.
à l'âme du monde.

Stop. Breathe. 
Rot de canard.
Envie de se cacher, d'échapper aux gens.
A exposer ma vulnérabilité, mon dos,
Ma folie d'être assise toute seule le soir dans l'herbe à écrire dans un cahier.
Les gens normaux ça s'agitent, ça boit, ça causent en groupe, ça fume, ça fait la fête.
Respire.
Assumer
Incarner qui on est.
J'ai choisi une place devant un banc, c'est con.
Ya des gens normaux assis qui parlent.
Ok. Plutot le prendre comme chaleur humaine
S'approprier le lien, descendre, bassin, confiance.
Mon 3eme chakra se tord tout seul, tente de retrouver sa place, aucun effort à faire, en fait.
Respirer, laisser faire.

Pourquoi j'ai envie d'être thérapeute ?
Pour me nourrir l'âme.
Parce que c'est le seul moyen trouvé d'incarner cette dimension dans ma relation aux autres.
Artiste c'est encore être trop seule.
Même si la musique me parle.
Incarner l'âme dans les relations.
Rendre service, être utile.
Dans ce que je sais faire, simplement.
Danser c'est bien aussi.
Mais danser au service, c'est être thérapeute en soins énergétiques.

Jme sens vachement plus connectée dehors que dedans, hin.
Appart/Ordi vs Vrais gens/Herbe.

Etre thérapeute.
Je sais faire que ça.
C'est vrai.
C'est comme un mouvement naturel.
Donner et recevoir pour évoluer,
tendre vers un mieux encore mieux.
Un mouvement de spiral infini.

J'aime aussi profondément les gens.
Chaque personne est comme un monde entier à lui tout seul.
J'adore découvrir ça.

Emotion qui monte. Tristesse.
Me reconnecter aux gens c'est une manière de me reconnecter à ce qui est encore vivant en ville.
A défaut de terre, d'arbres et d'animaux
Il reste la vie qui pulse dans les coeurs corps humains.





Un soir de Pleine Lune
(que tu sais parce que c'est écrit sur facebook, pas parce que tu vois le ciel)


Banc devant étang parce que c'est mouillé par terre, en Belgique, il pleut.
Et donc même dehors on la voit pas, la Lune.

On la sent dedans. Quand même.

Ya un truc qui lache.
Qui se laisse tomber dans le bassin
Maintenant qu'il tient debout.
Pleurer deux soirs
Réalisé ce qui a été vécu
Ya longtemps
L'Amour touché profondément
Donné et reçu en toute authenticité
Comprendre d'un coup qu'jvais pas lretrouver à tous les coins d'rues
Sentir que la vie est toujours mouvement. 
Qu'on ne peut rien figer. 
Ni soi, ni l'autre, ni l'Amour. 
Et en même temps que ce qui a été vraiment partagé restera toujours. 
Sentir avoir touché très profondément l'Amour avec quelqu'un, 
Et un jour, l'Amour est là mais ça se touche plus, 
Et c'est ni de ma faute ni celle de l'autre. 
C'est juste le mouvement de la vie qui nous emporte sur nos propres routes.

Et pour tenir l'amour encore t'avais dévié
Dévié dévié
Jusqu'a ce que ça devienne invivable
Au point d'être prête a endurer la douleur de lacher l'amour
Pour revivre
Respirer l'air libre
L'espace
Le vide.

Seule sur ta route.
Sentir que c'était vraiment beau.
D'un coup sentir, au dela de la douleur.
Sur ma route,
Là ou je t'ai croisé,
Je t'aime.

Lacher.
Pour être ici maintenant.
Completement soi.
Completement seule.
Sans illusion, sans rêves et sans mensonges.
Un peu plus vraie, un peu plus aimée et aimante, un peu plus nue
Beaucoup plus solide.
Ici.




Toutes les photos par Lida Ioffé









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