Laurie


Seekin' The Stars Barefoot In Her Night - Cherche Les Etoiles Pieds Nus Dans Sa Nuit


mardi 24 janvier 2012

Portraits Aquarelles


Berti


Marie




 Juliz

Portraits volés au parc ou ailleurs,
Parce que j'ai enfin le loisir de dessiner d'autres têtes que la mienne, j'en ai rêvé longtemps.
Une passion qui prend (très) doucement racine.

dimanche 22 janvier 2012

Portraits Fusains


Julie

Julien

Bertrand

Julie


Croquis Déguisés











samedi 21 janvier 2012

Fusains










Feel Rather Than Think

samedi 24 décembre 2011

Lumière








L'épisode le plus marquant que j'ai vécu pendant ma maladie.

Je l'avais résumé précédemment par cette phrase : 
" Etre tombée malade, c'est mourrir, pour enfin vouloir vivre."


Mais c'est devenu plus que ça.
Cette épreuve m'a donné de vivre la certitude que 
Tout Est Toujours Possible.
Ma plus belle leçon de vie 



samedi 17 décembre 2011

Coeur

10/12
Une nuit blanche.
Parler, dessiner, rire.
Un noctis raté, pleine lune.
Faire demi-tour pour avancer.
Du thé ici, là-bas des carapils, il fait froid.
Totoro joue avec la pluie.
Et j'oublie d'écouter les Clash.
J'raconte ma vie, qui, dans la nuit, parait un peu trop noire.
On dirait pas ma vie, on dirait une histoire.
Peut-être que, je suis encore la seule à pouvoir y déceler la lumière.
Peut-être pas.
J'oublie d'être fatiguée.
Et j'oublie d'avoir peur.
Un nez bouché.
Deux coeur qui battent un peu fort,
Et toujours pas l'envie d'dormir.
8h du mat', je n'ai plus froid.

Un éclat de rire intérieur.


17/12
J'sais pas si j'suis guérie, mais j'suis amoureuse.
Le rire, à l'intérieur, je m'en rappelle tous les jours.
Car je ris d'avoir la certitude que l'on peut se sortir de tous les coups durs.



samedi 10 décembre 2011

Réinterpretation : Elodie Durand - La Parenthèse


un travail pour histoire de la bd.

Elodie Durand: La Parenthèse

 Autobiographique, “La Parenthèse” est le témoignage d’une jeune fille dont la vie est bouleversée par la maladie.




“ Et toi, alors ? qu’as-tu fait tout ce temps? ”


La parenthèse est d’abord une chasse aux souvenirs, une tentative de réponse à une question trop longtemps esquivée.
J’ai choisi cette planche car elle m’avait touchée dès la première lecture, pour sa pertinence et sa ressemblance avec ce que je vivais alors.
C’est une planche qui sert d’introduction à l’histoire, d’élément déclencheur.
J’apprécie particulièrement  le fait qu’elle parte d’une situation normale de tous les jours, d’une petite question anodine, posée au coin d’une rue, par une ancienne copine. Une petite question qui d’un coup court-circuite la conversation, et devient une interrogation essentielle.  Une question à laquelle le récit qui va suivre tente de répondre.

En une phrase et 5 cases noires et blanches, hyper éfficace, Elodie Durand réuni 3 des problèmes majeurs auxquels on se retrouve confronté, malade.
Il y a la question du temps qui passe, puis la question du faire, de nos actions qui cessent, et bien sûr, la question de nos rapports aux autres.
Une fois malade, le temps s’arrête, mais on est bien le seul pour qui c’est le cas.
Est-ce que le temps s’arrête simplement parce que l’on arrête de “faire” ?
Qu’est ce qui se passe vraiment, quand on est malade ?
Et qu’est ce qu’on peut bien répondre aux autres ?
Comment se faire comprendre ?

Dans son cas, cette question est encore plus terrible car elle a perdu la mémoire,  et ce qu’elle tente de reconstituer est un espace vraiment vide, avec seulement quelques fragments flous.

Dans ces 3 cases où les gens avancent, comme des ombres, chacun absorbés par sa propre vie,  elle se dessine seule, en train de courir, d’abord pour fuir cette question trop dérangeante, ce passé qu’elle ne peut expliquer.
Mais aussi déjà pour retourner dans ce passé, chercher la réponse à cette question, qu’elle ne peut finalement pas éviter plus longtemps.



J’ai eu envie de partir de ce même problème, qui m’avait frappé par sa similitude avec le mien, mais aussi d’en accentuer les différences.
Malade, J’ai ressenti le même désarroi face à ce genre de questions en apparence anodines. Mais pas exactement pour les mêmes raisons.

L’auteur met surtout l’accent sur le temps, qui est passé sans qu’elle ne s’en aperçoive. J’avais envie de mettre l’accens sur le “faire”, car , contrairement à elle, j’étais bien consciente du temps qui passait, je me souvenais bien de tout, seulement, je ne pouvais plus rien faire. Consciente, j’ai vraiment eu l’impression de disparaitre, non pas parce que je ne me souvenais pas, mais bien parce que je ne savais plus faire que me souvenir. On nous donne souvent l’impression que si on ne fait plus rien, on est plus rien non plus.
Elle parle aussi d’un point de vue de recul, au passé, d’une parenthèse qui s’est refermée. Je parle au présent, pour aborder une question qui se tourne vers le futur. Ma parenthèse n’est pas encore refermée.

J’ai donc repris sa manière d’aborder le sujet, son trait, son système de narration et presque exactement les mêmes cases. Mais en inversant la première qui se retrouve à la fin, en y apposant ma question, et en y laissant du vide.
En plus de la fuite, la course devient alors celle du devenir, de l’avancement vers le futur, qui, en avançant avec les phrases où chaque chose s’arrête, se fige petit à petit, jusqu’à ce qu’il ne reste plus rien à dire, plus aucune action à faire, plus rien pour continuer de devenir, de courir. Là où le personnage aurait dû se trouver, il ne reste que le vide.

Même si à la base je n’ai  pas du tout le même style graphique qu’elle ni la même manière de raconter les choses, ce travail m’a beaucoup aidé pour savoir où je voulais aller. Comme elle, j’ai ce besoin de raconter ce qu’il s’est passé, pour tenter de comprendre, de faire comprendre, et puis surtout, de transformer, de créer à partir de ce qui nous a d’abord détruit.
En tentant de comprendre comment elle avait abordé l’introduction à son récit et aussi ce qui m’avait tant touché dans cette planche, cela m’a permis de me poser les bonnes questions, et finalement de savoir ce qui m’importe personnellement de raconter.
Car cette planche, qui raconte déjà beaucoup n’est en soi que l’introduction, que la question à laquelle j’ai envie de répondre par la suite.
Qu’est ce qui se passe quand on ne sait plus rien faire, quand on ne devient plus ?
 Est-ce que l’on disparait vraiment pour autant ?

jeudi 1 décembre 2011

Rouge








"C'est une fille qui tombe gravement malade, et qui découvre pour la première fois de sa vie qu'elle veut vivre"
Mon projet personnel, qu'on bosse pour le cours de scénario. Un début écrit, comme toujours, dans une nuit d'insomnie, vite fait. Le lire hier devant la classe, mon coeur a failli éclater. Je pensais en avoir fini avec ça, mais ca restera toujours aussi fort à l'intérieur, sûrement le plus fort de tous mes souvenirs.


La première chose dont je me souviens, c'est la couleur de la terre : Rouge.
Une terre argileuse et sèche, brûlée par le soleil. Mais qui pouvait aussi parfois être détrempée, quand un orage tropical éclatait sans prévenir. Elle coulait alors en torrents de boue rouge, libérant la nature de sa soif.
Encore maintenant, entendre les grondements du tonnerre me rend ivre. C'est comme si d'un seul coup le ciel, en se déchirant, se libérait de toutes les tensions accumulées depuis trop longtemps. Les pluies diluviennes me rendent libre.
Je me rappelle aussi des arbres immenses contre lesquels on s'appuyait à la coure de récré, ou des guirlandes de bonbons suspendues à la corde à linge, des mangues ramassées par terre, dans lesquelles je plantais mes dents, du goût atroce dans ma bouche lorsque j'avais tenté de partager la nourriture de ma tortue.
Je me souviens du jardinier, que je prenais pour un sorcier, fourrageant dans les feuilles, il me donnait à manger des oeufs de lézard, ou, pour jouer, des araignées, auxquelles il avait ôté les mandibules empoisonnées, et que je ramenais, comme des yoyos, toute fière à l'intérieur, au grand damne de la maisonnée.
Mais surtout, je me souviens de lui, mon premier amour.
Il a les yeux jaunes, les dents aussi.
Il court, sauvage, fou, heureux.
Je l'aime de tout mon coeur d'enfant, mon chien : Pistache.

Puis, vient le jour des caisses, des valises, on rentre, là-bas, en Europe, en Belgique, à la ville.
Et ma mère qui m'explique, longuement, que Pistache ne peut pas venir avec nous, que personne ne veut de lui, qu'il est trop fou, trop sauvage. Qu'il risque de mourir de faim, d'errer seul, abandonné. Qu'il vaut mieux lui donner la mort. Et moi, 3 ans et demi, je comprend tout, je ne veux pas qu'il souffre, alors, j'accepte.
Seulement, je leur demande de m'attendre. Je veux être là, avec lui à la fin, lui dire aurevoir.
Je leur fait confiance, pourtant, il y a déjà quelque chose en moi qui sait, qui sent le pire.
Quand je rentre de l'école, je cours, vite, avant qu'il ne soit trop tard.
D'un seul coup, tout s'arrête. Ma tête tourne, et devant moi, le vide.

dimanche 27 novembre 2011

Playing With Light





Qu'est ce que Guérir ?


Les questions sont peut-être plus importantes que les réponses


Quand on veut quelque chose, fini-ton toujours par y arriver ?


Si on sait s'ouvrir au changement


Jusqu'où peut-on aller ?



Peut-être que l'on peut vraiment toucher les étoiles.





Qu'est ce que l'Amour ?


La plus grande force du monde


Mais pourquoi tombe-t-on amoureux ?



Pourquoi cette personne ?



Pourquoi une seule personne ?


Pourquoi vouloir appartenir ?


Pourquoi vouloir désirer ?


Pourquoi parfois ça change ?


 Pourquoi ne rien contrôler ?


Le coeur contrôle peut-être très bien


Grandir


Evoluer


Jusqu'où peut-on partager les choses ?


Jusqu'où peut-on changer les choses ?


Est-ce qu'il y a des gens qu'on ne peut pas guérir ?



Pourquoi j'ai toujours eu la foi ?


Je suis une chercheuse


C'est cela
Se trouver et ce perdre 



Etre un chercheur
Un chercheur d'étoiles
Un chercheur de soi
Indéfiniment



Car rien n'est acquis, tout est à reconquérir, chaque jour.



A l'intérieur de moi, c'est immense.

Peu de gens le savent, et moi-même, je n'en sais que très peu.





C'est ça,
Ma peur de l'ennui,
Ma plus grande peur,
C'est la peur d'être réduite à la surface.


Mais est-ce qu'il y a seulement une délimitation entre la surface et l'intérieur ?

Est-ce que toute notre vie extérieure n'est que surface?


 Peut-être que c'est ça tout le défi,
Transposer notre richesse interne dans le monde extérieur,
Créer du relief.





Je suis une rêveuse,
Dont les rêves s'exhaussent,
Rêver me guéri,
Je continuerai donc de rêver,
Et si vraiment, 
La seule chose qui compte
Est notre état intérieur,
Alors je serai même
Utopiste.